Fertilité
Limiter l'impact de l’environnement sur votre fertilité : l’importance d’agir tôt
La décision d’avoir un enfant est souvent une grande étape dans la vie d’un couple. Or, la fertilité est en baisse constante. L’alimentation, la qualité de l’air ou encore le mode de vie au quotidien peuvent avoir un impact réel sur la fertilité, chez la femme comme chez l’homme.
Sommaire
La période pré-conceptionnelle, soit les six mois précédant une grossesse, est particulièrement sensible. Durant cette phase, certains facteurs environnementaux peuvent perturber l’expression des gènes, et ainsi influencer la santé de l’enfant à naître ainsi que celle des générations suivantes. Malgré cela, les recommandations actuelles se concentrent encore essentiellement sur la grossesse elle-même. Il est donc essentiel de mieux informer les futurs parents et d’agir en amont, notamment à l’aide de solutions naturelles et personnalisées.
Comprendre l’impact de l’environnement sur la fertilité
Les perturbateurs endocriniens, des substances reprotoxiques
La fertilité ne dépend pas uniquement de facteurs biologiques. L’environnement a un impact majeur, notamment via l’exposition à des substances dites reprotoxiques, comme les perturbateurs endocriniens (PE). L’OMS définit ces substances comme des agents susceptibles de perturber l’équilibre endocrinien (hormonal) et de provoquer des effets délétères sur la fertilité, le développement ou le métabolisme. Parmi eux, on retrouve des pesticides, plastifiants (Bisphénol A, phtalates), solvants, métaux lourds et polluants organiques persistants (POPs).
Chez la femme, ils sont liés à des troubles tels que l’endométriose, l’insuffisance ovarienne ou les fausses-couches. Les expositions précoces, notamment pendant la grossesse ou la petite enfance, peuvent aussi avoir des conséquences durables sur le développement. Chez l’homme, ils sont associés à une baisse de la qualité du sperme et à une augmentation des cancers du testicule.
Stress oxydatif, les conséquences d’un environnement perturbé sur votre fertilité
Ces effets néfastes sur la fertilité passent souvent par un mécanisme appelé stress oxydatif. Il s’agit d’un déséquilibre dans le corps : on produit trop de radicaux libres, des molécules instables et pas assez d’antioxydants pour les neutraliser.
Ce déséquilibre est généré par la pollution, le tabac, une mauvaise alimentation, le stress et les perturbateurs endocriniens, etc.
Quand ce déséquilibre s’installe, il peut abîmer les cellules, y compris celles impliquées dans la reproduction. Cela peut altérer la structure et le bon fonctionnement des ovocytes ou des spermatozoïdes.
Lutter contre le stress oxydatif avec la micronutrition
Chez l’homme, 30 à 80% des cas d’infertilité seraient liés aux effets du stress oxydatif, en particulier à travers des altérations de la qualité du sperme.
Ainsi, il est essentiel de soutenir les défenses antioxydantes de l’organisme. Cela passe notamment par l’apport de molécules antioxydantes capables de neutraliser les radicaux libres : vitamines C et E, zinc, sélénium, taurine ou encore coenzyme Q10 (CoQ10).
D’autres éléments, comme le fer, le cuivre, le manganèse ou le zinc, agissent en soutenant l’activité de nos défenses antioxydantes déjà présentes dans le corps.
La majorité de ces antioxydants n’est pas produite par l’organisme, ou en quantité insuffisante, d’où l’importance d’adopter une alimentation adaptée ou une supplémentation ciblée.
La gamme GAMETIX® experte en fertilité et développée par les Laboratoires DENSMORE a été spécifiquement conçue pour accompagner les couples dans leur désir d’enfant, en leur apportant les nutriments essentiels au soutien de l’équilibre oxydatif.
Quand envisager une prise en charge pour préserver sa fertilité ?
Quelles sont les données actuelles sur la fertilité en France ?
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit l’infertilité comme une incapacité à concevoir après 12 mois d’essais réguliers. Aujourd’hui en France, environ un couple sur quatre rencontre des difficultés, soit près de 3,3 millions de personnes. Face à de tels chiffres, l’infertilité est aujourd’hui reconnue comme un véritable enjeu de santé publique intégré à une stratégie nationale depuis 2022.
Quelles sont les principales causes d'une baisse de fertilité ?
La baisse de la fertilité concerne autant les hommes que les femmes. Chez ces dernières, le principal facteur reste l’âge : la fertilité commence à décliner dès 30 ans, avec une chute plus marquée après 35 ans, en lien avec la diminution de la réserve ovarienne, un capital d’ovocytes non renouvelable, fixé avant la naissance. Chez l’homme, la fertilité est également influencée par l’âge, bien que de manière plus progressive. La baisse de la qualité du sperme débute vers 40 ans et s’accentue après 50 ans.
Conseils et mode de vie pour préserver sa fertilité
Avant même d’envisager des traitements, l’adoption d’un mode de vie sain et équilibré est la première recommandation. La consommation de tabac, d’alcool ou de cannabis, une alimentation déséquilibrée, la sédentarité, le poids excessif ou insuffisant ainsi que le stress chronique peuvent détériorer la qualité des ovocytes et spermatozoïdes.
Par ailleurs, certaines professions exposent régulièrement à des substances toxiques dont l’impact sur la fertilité est souvent sous-estimé, notamment dans l’agriculture, l’industrie chimique, la métallurgie ou la gestion des déchets. Ces habitudes peuvent jouer un rôle déterminant dans l’optimisation de la fertilité naturelle.
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Cet article est uniquement informatif et ne remplace pas une consultation ou les conseils de votre médecin. Demandez conseil à un professionnel de santé avant de commencer à prendre un complément alimentaire.
[Références scientifiques]
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